La fortune de Teddy Riner est estimée à environ 15 millions d’euros en 2026. Cinq titres olympiques, onze couronnes mondiales et une carrière commerciale qui dépasse largement le kimono : le champion français a construit plusieurs moteurs de revenus. Le PSG Judo, les contrats d’image, Fightart, la production audiovisuelle et désormais Netflix racontent une trajectoire de sportif devenu entrepreneur.
Le chiffre qui donne la mesure de son pouvoir commercial remonte déjà à 2019 : 5,9 millions d’euros de revenus annuels, selon L’Équipe cité par Sports.fr. Depuis, Paris 2024 a ajouté deux médailles d’or à sa collection, Fightart a rejoint un groupe d’équipement sportif et Teddy Riner a partagé l’affiche de Pour le meilleur et à l’aveugle avec Luthna Plocus. À 37 ans, son nom circule aussi bien dans les dojos que dans les salles de réunion.
Teddy Riner, un champion dont la carrière se prolonge dans les affaires.
Fortune de Teddy Riner : les chiffres derrière les 15 millions d’euros
Le patrimoine du judoka s’est construit sur la durée. Son premier titre mondial date de 2007, sa première victoire olympique de 2012 et son troisième sacre individuel de 2024. Cette longévité lui a permis de cumuler rémunérations sportives, campagnes publicitaires et activités entrepreneuriales sur plusieurs cycles olympiques.
| Repère | Montant ou résultat | Ce qu’il représente |
|---|---|---|
| Fortune estimée en 2026 | 15 millions d’euros | Patrimoine personnel accumulé |
| Revenus de 2018 | 5,5 millions d’euros | Revenus annuels rapportés par Sports.fr, citant L’Équipe |
| Revenus de 2019 | 5,9 millions d’euros | Autre année de forte rémunération |
| Salaire au PSG Judo | Environ 400 000 euros par an | Ordre de grandeur brut rapporté dans la presse |
| Deux médailles d’or à Paris 2024 | 160 000 euros | Primes d’État au barème de 80 000 euros par titre |
| Palmarès olympique | 5 titres et 2 médailles de bronze | Trois ors individuels et deux collectifs |
Les revenus annuels rémunèrent une saison de compétition, des prestations et des droits d’image. La fortune correspond au capital conservé et investi au fil des années. Chez Riner, le passage du champion rémunéré à l’entrepreneur associé constitue précisément le tournant : son activité ne s’arrête plus aux primes versées après une finale.
Quel salaire touche Teddy Riner au PSG Judo ?
Teddy Riner rejoint le Paris Saint-Germain Judo en 2017, lors de la relance de la section. L’association offre au club une tête d’affiche mondiale et au champion une structure capable d’accompagner ses ambitions. Le salaire souvent cité, autour de 400 000 euros brut par an, représente environ 33 300 euros brut mensuels. Cet ordre de grandeur concerne sa rémunération de club, à laquelle s’ajoutent les activités commerciales.
Dans le judo, un contrat au sein d’un grand club apporte aussi un cadre de préparation : entraîneurs, partenaires d’entraînement, installations et calendrier collectif. Riner n’évolue pas uniquement pour l’équipe de France. Son palmarès comprend ainsi la victoire en Ligue des champions des clubs avec Paris en décembre 2024, après son été olympique.
Les sponsors font changer d’échelle ses revenus
Les années à plusieurs millions d’euros s’expliquent surtout par la puissance de son image. Sports.fr rapporte 5,5 millions d’euros en 2018 et 5,9 millions en 2019, en reprenant les chiffres de L’Équipe. Ces montants couvrent l’ensemble de ses revenus de l’époque. Ils donnent une autre dimension à la seule fiche de paie du PSG.
Ce modèle rapproche Riner de sportifs français très populaires comme Florent Manaudou : l’exposition olympique ouvre des contrats qui débordent le public habituel de leur discipline. Le nom du champion devient un argument pour une banque, une enseigne de distribution ou un fabricant d’équipement.

Paris 2024 : deux médailles d’or, 160 000 euros de primes d’État
Le barème français de Paris 2024 accordait 80 000 euros pour une médaille d’or, avec cumul possible pour chaque médaille. Le doublé de Riner, en individuel puis par équipes mixtes, correspond donc à 160 000 euros de primes d’État. Le ministère des Sports détaille ce barème, également fixé à 40 000 euros pour l’argent et 20 000 euros pour le bronze.
L’effet commercial de ses Jeux dépasse ce versement. Pendant plusieurs jours, il occupe le centre de l’attention nationale : cérémonie d’ouverture, finale des lourds, puis combat décisif contre le Japon. Comme pour Antoine Dupont et son parcours olympique, une victoire à domicile associe performance, émotion collective et visibilité auprès du grand public.
Sponsors : de Decathlon à Keepcool, une marque personnelle qui dure
Riner a travaillé au fil de sa carrière avec des enseignes telles que Carrefour, Crédit Agricole et Decathlon. Leurs métiers sont très différents, mais son profil possède un point commun précieux pour toutes : il parle à une audience familiale, nationale et sportive. Sa personnalité souriante en dehors du tatami complète une réputation de compétiteur extrêmement exigeant.
Une campagne de Teddy Riner pour Under Armour, parmi les collaborations de sa carrière.
Avec Decathlon, la relation va au-delà de l’apparition sur une affiche. Le champion devient capitaine du Team Athlètes dans la perspective des Jeux de Paris et participe à une démarche de coconception avec Domyos. La présentation de Decathlon relie directement son expérience d’athlète à l’équipement et à la préparation sportive. Sa connaissance du mouvement devient ainsi une ressource pour le développement de produits.
En septembre 2026, une nouvelle étape confirme l’activité de ce marché autour de lui. XIX Sports Group annonce le 4 septembre l’arrivée de Riner dans son pôle dédié aux contrats d’image. L’agence précise qu’un partenariat pluriannuel a déjà été conclu avec le groupe ICM, propriétaire de Keepcool et Neoness. Recherche de partenaires, négociation et suivi des accords : l’accompagnement vise à organiser cette partie de sa carrière jusqu’à l’horizon 2028. Le communiqué de XIX Sports Group situe ce nouveau contrat dans la dernière grande séquence sportive du judoka.
Fightart : du kimono à une participation dans Sphère Brands Group
Fightart, lancée en 2022, est l’un des projets les plus directement liés à son expertise. Kimonos, vêtements et équipements pour les arts martiaux prolongent sa présence dans les dojos. Pour un pratiquant, le nom de Riner évoque immédiatement le judo de haut niveau ; pour la marque, cette reconnaissance facilite l’identification de ses produits.
Le tournant intervient en mars 2024. Upperside et sa filiale Racer annoncent l’acquisition de Fightart. L’opération réunit Racer, Cébé et Fightart au sein de Sphère Brands Group, consacré au sport et à la protection. Riner entre au capital et au conseil d’administration de cette nouvelle entité. Le champion élargit ainsi son rôle à un ensemble de marques, avec des décisions et des enjeux qui dépassent sa seule collection de judogis. L’annonce d’Upperside est datée du 22 mars 2024.

Ce changement illustre une étape importante dans la construction de sa fortune : développer une marque, l’intégrer à un groupe disposant d’autres savoir-faire, puis rester impliqué comme associé. Il ne s’agit plus seulement de signer des publicités pour une entreprise extérieure. Son expérience sportive trouve une place dans la stratégie et dans les produits d’un groupe spécialisé.
Yasuke Production et Netflix : deux façons de gagner sa place à l’écran
Une société créée à parts égales avec Endemol France
Le 4 février 2022, Banijay annonce la création de Yasuke Production, détenue à parts égales par Teddy Riner et Endemol France. L’objectif est de développer des programmes à large audience, notamment autour du sport, pour les chaînes et les plateformes. Cette association place le judoka du côté de la création et de la production de formats.
L’envie lui est venue de l’expérience du documentaire La Quête, consacré à sa préparation pour Tokyo et diffusé sur France 2. Au lieu de rester uniquement le sujet filmé, il veut participer aux histoires racontées. Le communiqué de Banijay décrit cette ambition et la répartition initiale du capital. C’est une activité distincte des contrats d’équipement : elle repose sur des projets, des droits et des commandes de programmes.
Avec Luthna Plocus dans Pour le meilleur et à l’aveugle
En 2025, Teddy Riner devient aussi l’un des visages de Love Is Blind : France, rebaptisé Pour le meilleur et à l’aveugle. Il présente cette adaptation avec sa compagne Luthna Plocus. Le programme met en scène des célibataires qui font connaissance sans se voir, puis décident de poursuivre leur relation jusqu’à un éventuel mariage.
Le lancement a lieu le 10 septembre 2025 sur Netflix. Dès sa première semaine, la série figure au huitième rang des séries non anglophones les plus regardées de la plateforme, avec 1,3 million de vues, selon le classement publié par Netflix. Pour Riner, ce rendez-vous donne accès à un public qui ne regarde pas forcément le judo. Le duo formé avec Luthna apporte également une dimension personnelle à sa présence télévisée.
Teddy Riner et sa compagne Luthna Plocus.
De Pointe-à-Pitre à Paris : les victoires qui ont créé sa valeur
Né le 7 avril 1989 à Pointe-à-Pitre, Teddy Riner découvre le sport enfant à Paris. À cinq ans, il essaie plusieurs disciplines avant de choisir le judo. Son parcours passe par le Pôle Espoirs de Rouen, puis l’INSEP, où il rejoint l’environnement de l’équipe de France alors qu’il est encore adolescent.
En 2007, à seulement 18 ans, il devient champion du monde à Rio. Sa stature impressionne, mais son arsenal technique compte autant : uchi-mata, o-soto-gari et harai-goshi font partie des mouvements associés à son judo. Maîtrise de la garde, déplacements et capacité à imposer son rythme expliquent la difficulté de ses adversaires à construire une attaque.

Onze titres mondiaux et une série de 154 victoires
Le premier sacre lance une domination exceptionnelle. Riner empile les titres mondiaux, atteint dix couronnes en 2017 puis conquiert la onzième à Doha en 2023. Entre 2010 et 2020, il réalise une série de 154 victoires consécutives, rappelée par le PSG lors de sa prolongation de 2022.
Une telle régularité construit une notoriété qui résiste aux saisons moins chargées. Son nom reste associé à la victoire même lorsque son calendrier s’allège. Cette dimension compte dans les relations commerciales : une marque s’appuie sur presque deux décennies de performances et sur une personnalité déjà connue du public.
Sept médailles olympiques, dont cinq en or
Son histoire olympique commence avec le bronze à Pékin en 2008. Il gagne ensuite l’or individuel à Londres en 2012 et à Rio en 2016. À Tokyo, disputé en 2021, il repart avec le bronze individuel et le premier titre olympique par équipes mixtes de la France. Paris 2024 ajoute deux ors à cette collection.

Le 2 août 2024, il domine le Sud-Coréen Kim Min-jong en finale des plus de 100 kg et rejoint Tadahiro Nomura parmi les judokas triples champions olympiques individuels. Le lendemain, il remporte contre Tatsuru Saito le combat décisif de la finale par équipes. La France bat le Japon 4 à 3, au terme d’un retournement devenu l’un des grands souvenirs des Jeux. France Judo raconte cette finale collective.
Riner avait déjà marqué la cérémonie d’ouverture en allumant la vasque avec Marie-José Pérec. Le rôle de porte-drapeau appartient à un autre moment de sa carrière : Rio 2016. À Paris, il cumule le symbole de l’ouverture et les exploits sportifs.
Famille, immobilier et transmission : la vie autour du champion
Teddy Riner et Luthna Plocus ont deux enfants, un garçon né en 2014 et une fille née en 2018. Leur quotidien s’organise autour des entraînements, des déplacements et des engagements professionnels. Avec leur émission commune, le couple a aussi développé une activité publique partagée, au-delà des apparitions dans les tribunes et des célébrations de victoires.

Sur le terrain immobilier, Pretto rapporte un investissement à Saint-Pol-sur-Mer en 2022, en s’appuyant sur La Voix du Nord : des terrains partiellement occupés par un cuisiniste, acquis via une société, orientent cette opération vers les revenus locatifs commerciaux. Le même dossier décrit des projets marocains dans le tourisme et la logistique. Ces activités dessinent un intérêt pour les entreprises et les biens susceptibles de produire des recettes au fil du temps. Le dossier immobilier de Pretto revient sur cette diversification.
Son parcours entrepreneurial croise aussi celui de Tony Parker, avec lequel il a participé à T & T Global Management, une structure d’accompagnement des sportifs. Les deux champions partagent la volonté de préparer la vie économique après la compétition, en utilisant les relations et l’expérience accumulées pendant leur carrière.
Une académie pour transmettre ses méthodes
L’Académie Teddy Riner propose aux jeunes licenciés de 8 à 17 ans de perfectionner leur judo à ses côtés. Apprendre une technique, comprendre l’effort nécessaire et approcher le quotidien du haut niveau donnent une forme concrète à cette transmission. L’académie prolonge le lien entre son nom et la pratique réelle du sport.
Riner intervient également auprès d’UNICEF France et soutient l’Institut Imagine, consacré aux maladies génétiques, dont il est parrain depuis juillet 2012. Ces engagements donnent une autre destination à sa visibilité : mobiliser l’attention autour des enfants, de la recherche et de la solidarité.

Teddy Riner en 2026 : l’épaule freine le retour, les affaires continuent
L’horizon sportif reste Los Angeles 2028. Mais la préparation rencontre un obstacle en septembre 2026 : blessé à l’épaule pendant l’été, Riner déclare forfait pour les Championnats du monde de Bakou, prévus du 4 au 11 octobre. RTL rapporte l’annonce fédérale du 5 septembre. Son retour individuel doit donc attendre.

Cette période montre pourquoi il a développé plusieurs activités en parallèle. Le lancement du partenariat avec ICM et son arrivée chez XIX Sports Group surviennent au moment où une blessure retarde la compétition. Son activité commerciale possède désormais son propre calendrier, même si les résultats sportifs restent au cœur de son identité.
Avec une fortune estimée à 15 millions d’euros, Riner s’appuie sur trois forces qui se renforcent : une carrière historique, une image populaire et des participations entrepreneuriales. Fightart et Yasuke donnent une dimension économique concrète à cette dernière. Netflix et les nouveaux partenaires prolongent sa visibilité à l’approche de son prochain grand défi olympique.
FAQ : fortune, salaire et entreprises de Teddy Riner
Quelle est la fortune de Teddy Riner en 2026 ?
La fortune de Teddy Riner est estimée à 15 millions d’euros, portée par ses revenus sportifs, ses contrats d’image et ses activités entrepreneuriales développées pendant sa carrière.
Combien gagne Teddy Riner par mois ?
Son salaire de club est généralement situé autour de 400 000 euros brut par an, soit environ 33 300 euros brut par mois. Ses contrats publicitaires et ses autres activités s’ajoutent à cette rémunération.
Les 5,5 millions d’euros correspondent-ils à sa fortune ?
Ce chiffre correspond aux revenus annuels de 2018 rapportés par Sports.fr, citant L’Équipe. Le même article mentionne 5,9 millions d’euros pour 2019. La fortune désigne le patrimoine accumulé sur plusieurs années.
Teddy Riner possède-t-il Fightart ?
Il a fondé Fightart, puis la marque a été acquise par Upperside et Racer en 2024. L’opération s’accompagne de son entrée au capital et au conseil d’administration de Sphère Brands Group.
Quelle émission présente-t-il avec Luthna Plocus ?
Ils présentent Pour le meilleur et à l’aveugle, l’adaptation française de Love Is Blind, lancée sur Netflix le 10 septembre 2025.
Combien de titres olympiques possède Teddy Riner ?
Il possède cinq titres olympiques : trois individuels, à Londres, Rio et Paris, et deux par équipes mixtes, à Tokyo et Paris. Ses deux bronzes individuels portent son total à sept médailles olympiques.
Participe-t-il aux Mondiaux de judo 2026 ?
Teddy Riner a déclaré forfait pour les Mondiaux de Bakou en raison d’une blessure à l’épaule. Son objectif de carrière reste orienté vers les Jeux de Los Angeles 2028.
À retenir
- La fortune de Teddy Riner est estimée à 15 millions d’euros en 2026.
- Ses revenus annuels atteignaient déjà 5,5 millions d’euros en 2018 et 5,9 millions en 2019, selon les chiffres de L’Équipe repris par Sports.fr.
- L’acquisition de Fightart en 2024 s’accompagne de son entrée au capital de Sphère Brands Group.
- Cinq titres olympiques, Yasuke Production, Netflix et de nouveaux sponsors prolongent sa réussite au-delà du judo.
Méthodologie éditoriale
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