Yannick Noah possède une fortune estimée à 30 millions d’euros, devant Jo-Wilfried Tsonga à 20 millions et Gaël Monfils à 18 millions. Mais derrière ce podium, le tennis français raconte bien plus qu’une course aux chèques. Une victoire à Wimbledon, vingt saisons sur le circuit, une académie ou une seconde carrière sur scène peuvent changer durablement la vie d’un champion.
Ce classement réunit dix joueurs et joueuses français, avec quatre championnes qui ont marqué leur époque. Certains ont remporté un Grand Chelem ; d’autres ont construit leur réussite sur la régularité, le double ou leur personnalité. Tous ont prolongé la valeur de leur nom au-delà d’une seule grande quinzaine.
L’année 2026 marque aussi un passage de relais. Richard Gasquet et Caroline Garcia ont quitté le circuit en 2025. Gaël Monfils a annoncé sa dernière saison professionnelle. Amélie Mauresmo dirige Roland-Garros, tandis que Tsonga développe ses activités dans les sports de raquette. Voici les fortunes estimées et les parcours qui les expliquent.
Classement 2026 : les fortunes du tennis français
| Rang | Joueur ou joueuse | Fortune estimée | Activités marquantes |
|---|---|---|---|
| 1 | Yannick Noah | 30 M€ | Tennis, musique, concerts, capitanat |
| 2 | Jo-Wilfried Tsonga | 20 M€ | Tennis, sponsors, ALL IN Group |
| 3 | Gaël Monfils | 18 M€ | Circuit ATP, contrats d’équipement |
| 4 | Mary Pierce | 15 M€ | Tennis, partenariats, transmission |
| 5 | Guy Forget | 14 M€ | Tennis, capitanat, direction de tournois |
| 6 | Amélie Mauresmo | 12 M€ | Tennis, coaching, Roland-Garros |
| 7 | Marion Bartoli | 10 M€ | Tennis, médias, collaborations mode |
| 8 | Caroline Garcia | 9,5 M€ | Tennis, sponsoring, podcast |
| 9 | Henri Leconte | 9 M€ | Exhibitions, conférences, padel |
| 10 | Richard Gasquet | 8 M€ | Tennis et partenariats sportifs |
1. Yannick Noah : 30 millions d’euros, des courts à la scène
La fortune de Yannick Noah est estimée à 30 millions d’euros. Son avantage est unique dans ce classement : après avoir conquis Roland-Garros, il a réussi à changer de métier tout en gardant un public immense. Le champion de 1983 est devenu un artiste populaire, avec un répertoire que plusieurs générations reconnaissent dès les premières notes.
Son premier socle reste sportif : 23 titres en simple, une troisième place mondiale et environ 3,44 millions de dollars bruts de gains ATP. Le succès parisien contre Mats Wilander a transformé son statut en France. Puis ses campagnes comme capitaine ont entretenu cette proximité avec le public : la Coupe Davis de 1991 demeure l’un des grands souvenirs collectifs du sport français.
Yannick Noah, champion de Roland-Garros et capitaine emblématique.
Avec Saga Africa, puis des chansons comme Les Lionnes et Aux arbres citoyens, Noah a ouvert une deuxième source de revenus : disques, concerts et droits musicaux. La Tribune rapportait 2,3 millions d’euros de revenus pour 2007, dans un classement réunissant ventes, spectacles, contrats et droits. Ce chiffre raconte une année de succès musical, après les grandes années du tennis.
La scène continue d’occuper son agenda. Son site officiel présente encore des dates en 2026, notamment autour d’une formule acoustique. Cette longévité permet à son catalogue de rencontrer de nouveaux spectateurs, sans dépendre d’un classement ATP ou d’un genou suffisamment solide pour disputer cinq sets.
Noah garde parallèlement un rôle sportif de premier plan : il a succédé à Björn Borg comme capitaine de l’Europe en Laver Cup à partir de 2025. Ce nouveau chapitre prolonge une carrière de meneur d’hommes, dans une compétition où l’on retrouve aussi l’héritage de John McEnroe, autre champion devenu personnalité des médias. Son engagement avec Fête le Mur relève, lui, de la transmission et de l’action associative.
2. Jo-Wilfried Tsonga : 20 millions d’euros et une nouvelle vie d’entrepreneur
Jo-Wilfried Tsonga possède une fortune estimée à 20 millions d’euros. Son sourire a longtemps été l’un des visages du tennis français, mais sa réussite commerciale s’appuie d’abord sur un palmarès solide : 18 titres ATP, une finale à l’Open d’Australie en 2008 et deux trophées de Masters 1000, à Paris en 2008 puis à Toronto en 2014.
Le tournoi canadien résume sa force de frappe. Tsonga y bat successivement plusieurs des meilleurs joueurs de sa génération, dont Djokovic, Murray et Federer. Cette capacité à renverser les favoris, ajoutée à sa présence régulière parmi les meilleurs mondiaux, lui offre une visibilité particulièrement précieuse pour les partenaires sportifs et les campagnes publicitaires.
Jo-Wilfried Tsonga, passé du circuit professionnel aux académies et aux tournois.
L’ATP recense 22,52 millions de dollars bruts de gains de carrière. À cela se sont ajoutés les revenus commerciaux. Le classement de L’Équipe Magazine consacré à 2014, relayé par Sport Buzz Business, évaluait ses revenus annuels à 4,6 millions d’euros bruts, primes et sponsoring compris. Son partenariat avec Adidas fait partie des associations familières du public français.
Tsonga a disputé son dernier match professionnel le 24 mai 2022 contre Casper Ruud à Roland-Garros. La fin, marquée par une blessure à l’épaule et les larmes du court Philippe-Chatrier, a fermé une carrière qui comprend aussi l’argent olympique en double en 2012 et la Coupe Davis 2017.
Depuis, ALL IN Group, développé avec Thierry Ascione, donne un contenu concret à sa reconversion. Le groupe présente des académies, des clubs, du padel, de l’organisation de tournois et de la représentation de joueurs. Lyon-Décines et la Côte d’Azur figurent parmi ses implantations. Tsonga apporte à cet ensemble son expérience du haut niveau et un nom immédiatement reconnu par les familles, les jeunes joueurs et les partenaires.
3. Gaël Monfils : 18 millions d’euros et une dernière saison en 2026
La fortune personnelle de Gaël Monfils est estimée à 18 millions d’euros. À quarante ans depuis le 1er septembre 2026, « La Monf » conserve ce mélange rare de puissance, d’improvisation et de spectacle qui a fait de lui l’un des joueurs les plus appréciés du circuit. Ses défenses impossibles et ses changements de rythme constituent une signature aussi reconnaissable que son nom.
Son parcours dépasse les images virales. Il a atteint la sixième place mondiale, joué les demi-finales de Roland-Garros en 2008 et de l’US Open en 2016, et remporté 13 titres ATP. Son succès à Auckland en janvier 2025, à trente-huit ans, a encore enrichi un palmarès commencé vingt ans auparavant.
Gaël Monfils, dont la carrière professionnelle a commencé en 2004.
Ses primes de compétition dépassaient déjà 24 millions de dollars bruts à la fin de 2025. La durée compte ici autant que les grandes semaines : Monfils a traversé l’époque Federer-Nadal-Djokovic, les blessures, les retours et plusieurs générations d’adversaires. Cette exposition prolongée constitue le socle de ses revenus commerciaux.
En janvier 2022, il a ouvert un chapitre important avec Artengo, la marque de tennis de Decathlon. Le partenariat annoncé portait sur cinq ans. La collaboration concerne le matériel et l’image du joueur ; Decathlon met notamment en avant son travail avec les équipes de conception de raquettes. Des produits associés à Monfils rendent cette relation visible jusque dans les rayons.
Le 1er octobre 2025, Monfils a annoncé que la saison 2026 serait sa dernière sur le circuit professionnel. Cette tournée d’adieux s’inscrit dans une carrière commencée en 2004. Marié à Elina Svitolina, il appartient à l’un des couples les plus connus du tennis : chacun a construit son propre palmarès et sa propre carrière commerciale.
4. Mary Pierce : 15 millions d’euros et quatre titres du Grand Chelem
Mary Pierce possède une fortune estimée à 15 millions d’euros. Née à Montréal, élevée aux États-Unis et représentante de la France en compétition, elle a bâti une carrière internationale dès l’adolescence. Sa frappe de balle, très puissante, lui a permis de rivaliser avec les grandes championnes des années 1990 et 2000.
Deux victoires en simple dominent son palmarès : l’Open d’Australie 1995 et Roland-Garros 2000. À Paris, elle remporte également le double avec Martina Hingis. Un quatrième titre majeur suit à Wimbledon en 2005, en double mixte avec Mahesh Bhupathi. Cette polyvalence a prolongé sa présence dans les derniers jours des grands tournois.
Mary Pierce, double championne de Grand Chelem en simple.
La WTA lui attribue 9,79 millions de dollars bruts de gains de carrière. Ses dix-huit titres en simple, ses contrats publicitaires et son statut de star du tennis féminin ont nourri sa réussite financière. Le double parisien de 2000 représente l’un des moments les plus forts de cette période : deux trophées dans le même tournoi, devant le public du pays qu’elle représente.
Sa saison 2005 illustre aussi sa capacité à rebondir. Elle retrouve les finales de Roland-Garros et de l’US Open, puis celle du Masters, après plusieurs années perturbées par les blessures. Cette nouvelle exposition arrive à trente ans, alors que beaucoup de joueuses de sa génération ont déjà quitté le premier plan.
Une grave blessure au genou à Linz, en octobre 2006, interrompt sa présence sur le circuit. La suite prend une autre direction : le Tennis Hall of Fame, qui l’a accueillie en 2019, décrit sa vie et son activité d’entraînement à l’île Maurice. La transmission aux jeunes joueurs occupe ainsi une place dans son parcours après la compétition, loin de l’ancienne succession de voyages et de tableaux à défendre.
5. Guy Forget : 14 millions d’euros, du service-volée à la direction des tournois
La fortune de Guy Forget est estimée à 14 millions d’euros. Son parcours réunit deux métiers du tennis : joueur de très haut niveau, puis capitaine et organisateur. Le grand gaucher a atteint la quatrième place mondiale et remporté 11 titres ATP en simple, avec un jeu offensif particulièrement efficace sur les surfaces rapides.
La saison 1991 reste sa référence. Forget y gagne notamment Cincinnati et Paris, avant de participer au triomphe français en Coupe Davis face aux États-Unis. Le duo qu’il forme avec Henri Leconte en double participe à l’une des rencontres les plus célèbres de cette finale. Cinq ans plus tard, il remporte de nouveau la compétition avec l’équipe de France.
Guy Forget, champion puis dirigeant de deux grands rendez-vous du tennis français.
Ses gains ATP s’élèvent à 5,67 millions de dollars bruts en carrière. Le double compte beaucoup dans son histoire sportive : il lui a apporté des titres, des responsabilités collectives et une connaissance des équipes qui prendra toute son importance après sa carrière de joueur.
Forget poursuit en effet son activité dans l’encadrement, notamment comme capitaine de Coupe Davis. Il devient ensuite directeur du tournoi de Paris-Bercy en 2012, puis de Roland-Garros en 2016. Ces responsabilités donnent une nouvelle dimension à son travail : accueillir les champions, composer avec les partenaires et accompagner l’évolution de rendez-vous suivis dans le monde entier.
Son passage à Roland-Garros coïncide avec l’ouverture du court Simonne-Mathieu et l’installation du toit sur le Philippe-Chatrier. Il a quitté la direction des deux tournois à la fin de 2021, comme l’a annoncé la FFT. Son histoire financière s’étend ainsi sur plusieurs décennies d’activité dans le tennis, depuis les premières primes jusqu’aux fonctions de management et aux interventions médiatiques.
6. Amélie Mauresmo : 12 millions d’euros et les commandes de Roland-Garros
La fortune d’Amélie Mauresmo est estimée à 12 millions d’euros. Son parcours sportif réunit presque tous les grands accomplissements : la première place mondiale, 25 titres WTA, le Masters 2005 et deux couronnes majeures en 2006, à Melbourne puis à Wimbledon.
Cette dernière saison lui donne une place particulière dans l’histoire du tennis français. Longtemps attendue dans les grands rendez-vous, elle réussit enfin à transformer sa régularité en victoires au sommet. Son revers à une main, son jeu varié et sa capacité à monter au filet composent un style qui trouve sa pleine expression sur le gazon londonien.
Amélie Mauresmo, championne devenue directrice de Roland-Garros.
La WTA recense 15,02 millions de dollars bruts de gains de carrière. Les contrats d’équipement et de sponsoring ont accompagné cette réussite, dès son accession au premier plan. La longévité de sa présence parmi les meilleures joueuses lui a donné une visibilité régulière auprès du public français et international.
Après sa retraite en 2009, Mauresmo devient entraîneure, notamment auprès d’Andy Murray, puis de Lucas Pouille. Elle assume aussi le capitanat de l’équipe de France de Fed Cup. Passer du rôle de joueuse à celui d’entraîneure l’amène à utiliser autrement son expérience : préparer les matches, identifier les marges de progression et gérer la pression depuis le bord du court.
Nommée directrice de Roland-Garros en décembre 2021, elle prend en charge sa première édition en 2022. Elle exerce toujours cette fonction en 2026, année dont elle a présenté le bilan officiel. Sa reconversion s’inscrit donc dans la durée : après les primes et les contrats de championne, elle poursuit une activité professionnelle au cœur de l’un des quatre plus grands tournois du monde.
7. Marion Bartoli : 10 millions d’euros, Wimbledon puis les médias
Marion Bartoli possède une fortune estimée à 10 millions d’euros. Pour beaucoup de spectateurs, son nom reste associé au 6 juillet 2013. Ce jour-là, elle bat Sabine Lisicki en finale de Wimbledon et rejoint le cercle très fermé des Françaises sacrées sur le gazon londonien.
Le titre couronne un parcours sans perdre de set. Il offre aussi une prime de 1,6 million de livres sterling, la dotation des champions en simple cette année-là. La carrière de Bartoli ne se réduit pourtant pas à cette victoire : elle avait déjà atteint la finale du tournoi en 2007 et la demi-finale de Roland-Garros en 2011.
Marion Bartoli, championne de Wimbledon 2013 et personnalité des médias sportifs.
Son bilan compte huit titres WTA et 11,06 millions de dollars bruts de gains de carrière. Quelques semaines après Wimbledon, elle annonce sa retraite. Une nouvelle vie professionnelle s’ouvre, avec un capital de notoriété renforcé par le prestige du tournoi britannique.
Bartoli explore notamment la mode. La collection Love Fila by Marion Bartoli, lancée en 2016, lui permet de passer du rôle d’athlète équipée à celui de créatrice associée à une marque. L’univers du tennis reste le fil conducteur : les vêtements sont pensés autour des codes du sport et de ses grandes scènes.
En 2026, elle continue également à travailler dans les médias, notamment avec Bartoli Time sur RMC. Au printemps, elle accompagne la jeune Belge Jeline Vandromme pendant la période de Roland-Garros, renouant avec l’encadrement sportif. Ces activités racontent une reconversion multiple, dans laquelle l’expertise d’une gagnante de Grand Chelem conserve une place bien après le dernier match professionnel.
8. Caroline Garcia : 9,5 millions d’euros et le tournant du podcast
La fortune de Caroline Garcia est estimée à 9,5 millions d’euros. Son sommet sportif arrive en 2022 : quatre titres sur trois surfaces, une demi-finale à l’US Open et le trophée du Masters, remporté contre Aryna Sabalenka à Fort Worth. Cette victoire de fin de saison lui rapporte 1,57 million de dollars bruts sur le tournoi.
La WTA recense désormais 18,78 millions de dollars bruts de gains de carrière. Garcia compte onze titres en simple, une quatrième place mondiale et deux sacres en double à Roland-Garros avec Kristina Mladenovic, en 2016 et 2022. Le double a aussi été décisif dans la victoire française en Fed Cup en 2019.
Caroline Garcia, gagnante du Masters 2022, a terminé sa carrière en 2025.
Son année 2017 mérite également sa place dans le récit. En gagnant successivement Wuhan et Pékin, Garcia s’installe parmi les joueuses majeures du circuit. Son jeu de prise de balle précoce et son service puissant lui permettent de dicter les échanges. Les grandes semaines de 2017 et de 2022 nourrissent à la fois son palmarès et sa notoriété auprès des marques.
Garcia a terminé sa carrière lors de l’US Open 2025. La nouvelle étape est déjà engagée avec Tennis Insider Club, le podcast qu’elle anime avec son mari Borja Duran. Elle y reçoit des personnalités du tennis et explore leur vie au-delà des résultats : une façon de mettre son expérience de joueuse au service d’un média personnel.
En décembre 2025, elle a expliqué avoir refusé une proposition de sponsoring de 270 000 dollars provenant d’une entreprise de paris pour ce podcast. L’épisode montre les choix commerciaux qu’implique cette reconversion. Garcia passe de joueuse rémunérée par les compétitions à créatrice d’un espace de parole destiné aux acteurs du tennis.
9. Henri Leconte : 9 millions d’euros et un nom devenu spectacle
Henri Leconte possède une fortune estimée à 9 millions d’euros. Son talent offensif, son humour et son goût du public lui ont permis de construire une activité bien après ses dernières saisons sur le circuit. Le gaucher finaliste de Roland-Garros en 1988 reste l’un des visages les plus reconnaissables de sa génération.
Ancien numéro cinq mondial, Leconte a remporté neuf titres ATP en simple et environ 3,92 millions de dollars bruts de primes de carrière. Son palmarès comprend aussi le double de Roland-Garros en 1984 avec Yannick Noah. En 1991, son rôle dans la victoire française en Coupe Davis ajoute une autre scène majeure à son histoire.
Henri Leconte a prolongé sa carrière par les exhibitions et les conférences.
Les exhibitions, notamment avec Mansour Bahrami, ont ensuite transformé sa virtuosité en spectacle. Le public vient pour les échanges, mais aussi pour les plaisanteries, les gestes improbables et la complicité entre anciens joueurs. Cette activité permet à un champion de rester une attraction sans suivre le calendrier éprouvant de l’ATP.
Leconte a également travaillé comme consultant et développé des projets autour du padel. Sa communication professionnelle actuelle, sous le nom HL&Co, présente des conférences et des séminaires consacrés à la performance, à la motivation et à la capacité à rebondir. Des entreprises et des réseaux de dirigeants figurent parmi les publics auxquels il s’adresse.
Son histoire comporte justement un revers financier : il a raconté avoir été escroqué par un gestionnaire de fortune dans les années 1990. Les activités poursuivies depuis, entre médias, événements et interventions en entreprise, prennent ainsi une place essentielle dans son parcours. À soixante-trois ans, sa notoriété demeure un outil de travail, entretenu par une personnalité que les amateurs de tennis reconnaissent immédiatement.
10. Richard Gasquet : 8 millions d’euros après vingt-trois ans de carrière
La fortune de Richard Gasquet est estimée à 8 millions d’euros. Ce patrimoine accompagne une carrière exceptionnelle par sa durée : professionnel de 2002 à 2025, le Biterrois a accumulé environ 21,5 millions de dollars bruts de gains de tournoi, seize titres ATP et 610 victoires sur le circuit principal.
Gasquet a atteint la septième place mondiale et trois demi-finales de Grand Chelem : Wimbledon en 2007 et 2015, l’US Open en 2013. Il a aussi remporté la Coupe Davis en 2017. Cette régularité explique pourquoi son nom est resté présent pendant plus de vingt ans, même sans titre majeur en simple.
Richard Gasquet, dont le revers à une main a traversé plusieurs générations.
Son histoire commence très tôt dans l’imaginaire français. En 2002, il gagne un match sur le circuit à Monte-Carlo avant ses seize ans. En 2005, il y bat Roger Federer. Puis les saisons s’enchaînent, avec cette même signature : un revers à une main capable d’ouvrir le court depuis des positions spectaculaires.
Les partenaires Head et Le Coq Sportif ont accompagné une partie importante de cette trajectoire. Pour ses adieux, Le Coq Sportif lui a consacré une veste hommage limitée à onze exemplaires numérotés et signés. Ce type d’initiative montre la place acquise par un joueur dont la technique est devenue un symbole.
Gasquet a disputé son dernier match professionnel le 29 mai 2025, contre Jannik Sinner au deuxième tour de Roland-Garros. Il quittait alors son vingt-deuxième tournoi parisien. Notre article consacré à la fortune de Richard Gasquet et à ses gains de carrière revient plus en détail sur les revenus et les moments clés de cette longévité.
Comment les champions français gagnent-ils leur argent ?
Le premier moteur est la compétition : les primes augmentent avec les tours franchis, et les grands tournois concentrent une part importante des gains. Mais une saison comprend aussi les déplacements, les entraîneurs, la préparation physique et les périodes de blessure. Les montants recensés par l’ATP et la WTA sont des recettes brutes accumulées en carrière.
Les contrats d’équipement, la publicité et les opérations avec les partenaires constituent une deuxième activité. Les marques recherchent un palmarès, mais aussi une personnalité, une audience et une présence régulière. La collaboration de Monfils avec Decathlon ou l’hommage de Le Coq Sportif à Gasquet montrent deux manières différentes de faire vivre l’image d’un champion.
Après la compétition, plusieurs voies s’ouvrent : diriger un tournoi comme Mauresmo, développer des académies comme Tsonga, commenter l’actualité comme Bartoli ou monter sur scène comme Noah. Ces reconversions expliquent pourquoi le classement des fortunes diffère de celui des primes de tournoi. Elles rapprochent aussi ces trajectoires de celles des sportifs les mieux payés au monde, dont les revenus commerciaux peuvent occuper une place importante.
Questions fréquentes sur les fortunes du tennis français
Qui arrive en tête de ce classement en 2026 ?
Yannick Noah, avec une fortune estimée à 30 millions d’euros. Sa carrière musicale prolonge plusieurs décennies d’activité sportive, de partenariats et de présence publique. Tsonga et Monfils complètent le podium avec respectivement 20 et 18 millions d’euros.
Quelle joueuse française possède la fortune la plus élevée de cette sélection ?
Mary Pierce arrive en tête des quatre joueuses présentées, avec 15 millions d’euros de fortune estimée. Elle devance Amélie Mauresmo à 12 millions, Marion Bartoli à 10 millions et Caroline Garcia à 9,5 millions. Leurs parcours réunissent des titres majeurs en simple, en double et au Masters.
Les joueuses gagnent-elles autant que les joueurs en Grand Chelem ?
Les quatre tournois du Grand Chelem accordent les mêmes primes aux femmes et aux hommes dans leurs tableaux de simple. Les revenus annuels dépendent ensuite du parcours dans les autres tournois et des contrats commerciaux de chaque athlète. Une victoire majeure représente également un puissant accélérateur de notoriété.
Quels joueurs ont déjà pris leur retraite ?
Tsonga a arrêté en 2022, Gasquet en mai 2025 et Garcia à l’US Open 2025. Monfils a annoncé son départ pour la fin de la saison 2026. Noah, Leconte, Forget, Pierce, Mauresmo et Bartoli ont quitté le circuit depuis plus longtemps, mais plusieurs continuent à travailler dans le tennis.
Où retrouve-t-on ces champions après leur carrière ?
Dans les clubs et académies d’ALL IN pour Tsonga, à la direction de Roland-Garros pour Mauresmo, dans les médias et le coaching pour Bartoli, ou au micro de Tennis Insider Club pour Garcia. Noah poursuit ses concerts et son rôle de capitaine en Laver Cup ; Leconte développe notamment conférences et événements.
À retenir
- Yannick Noah arrive en tête avec une fortune estimée à 30 millions d’euros, devant Jo-Wilfried Tsonga à 20 millions et Gaël Monfils à 18 millions.
- Mary Pierce, Amélie Mauresmo, Marion Bartoli et Caroline Garcia représentent quatre générations du tennis féminin français.
- Les gains de tournoi sont des recettes brutes de carrière, distinctes du patrimoine personnel et des revenus publicitaires.
- Gasquet et Garcia ont quitté le circuit en 2025 ; Monfils a annoncé sa retraite pour la fin de la saison 2026.
Méthodologie éditoriale
Les estimations publiées par Lama Fortune s’appuient sur des sources publiques, des références médiatiques et des comparaisons sectorielles. Elles sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil financier.
Sources consultées
Questions fréquentes
Qui est le joueur de tennis français le plus riche en 2026 ?
Yannick Noah domine ce classement avec une fortune estimée à 30 millions d’euros. Sa carrière de chanteur, ses concerts et ses partenariats prolongent les revenus de son parcours sportif.
Quelle est la fortune de Jo-Wilfried Tsonga ?
La fortune de Jo-Wilfried Tsonga est estimée à 20 millions d’euros. Ses 22,5 millions de dollars bruts de gains en tournois s’accompagnent de revenus commerciaux et d’une reconversion avec ALL IN Group.
Quelle est la fortune de Gaël Monfils ?
Gaël Monfils possède une fortune personnelle estimée à 18 millions d’euros. Il a annoncé que 2026 serait sa dernière saison professionnelle.
Caroline Garcia joue-t-elle encore en 2026 ?
Caroline Garcia a terminé sa carrière au cours de l’US Open 2025. Elle poursuit notamment le podcast Tennis Insider Club, créé avec Borja Duran.
Les gains ATP et WTA correspondent-ils à la fortune des joueurs ?
Les gains ATP et WTA recensent les primes brutes de compétition. Le patrimoine personnel dépend aussi des contrats commerciaux, des dépenses professionnelles, des impôts et des revenus conservés au fil du temps.
Combien de joueuses figurent dans ce top 10 ?
Quatre joueuses françaises figurent dans ce classement : Mary Pierce, Amélie Mauresmo, Marion Bartoli et Caroline Garcia. Leurs fortunes estimées vont de 9,5 à 15 millions d’euros.
