Un abonnement peut financer un appartement, prolonger une carrière télévisée ou soutenir une petite entreprise. Il peut aussi laisser place aux dettes lorsque les charges et les revers s’accumulent. OnlyFans en Belgique raconte ces deux histoires à la fois. De Luna Stevens, dont la fortune est estimée à 600 000 €, à Tanja Dexters et son endettement, les trajectoires de ces dix personnalités sont loin de se ressembler.
Leurs points communs ? Une image reconnaissable, un public acquis sur les réseaux ou à la télévision, et la volonté de gagner leur vie autrement. Leurs différences sont plus intéressantes encore : Pommeline reste tatoueuse, Luna développe plusieurs métiers, Elise produit des films et Veerle a participé à une campagne de prévention de la Mutualité chrétienne. Certaines ont aussi changé de plateforme ou mis fin à l’expérience OnlyFans.
Voici les fortunes et les parcours de dix créatrices belges ayant utilisé OnlyFans, avec leurs activités actuelles ou les étapes qui ont marqué leur carrière. Le compte à rebours commence par le revers financier le plus spectaculaire et remonte vers les patrimoines estimés les plus élevés. Plusieurs de ces parcours ont été présentés dans le documentaire flamand consacré à OnlyFans en 2021.
| Personnalité | Fortune personnelle estimée | Moteur de son parcours |
|---|---|---|
| Luna Stevens | 600 000 € | Mode, influence, musique et contenus numériques |
| Pommeline Tillière | 400 000 € | Tatouage, notoriété télévisée et activités en ligne |
| Yana Daems | 300 000 € | Esthétique, téléréalité et contenus payants |
| Megan Desaever | 250 000 € | Téléréalité, influence et OnlyFans |
| Lina Rosalina | 250 000 € | Production indépendante et abonnements |
| Zoé Coekaerts | Environ 200 000 € | Mannequinat et création numérique |
| Elise Van Vlaanderen | 150 000 € | Production vidéo, diffusion et F2F |
| Jamecia Baker | 100 000 € | Téléréalité et activité de créatrice |
| Veerle Peeters | 100 000 € | Contenus numériques et collaborations |
| Tanja Dexters | −200 000 € | Carrière médiatique, faillite et dettes personnelles |
10. Tanja Dexters : la couronne, les abonnements et le poids des dettes

Le patrimoine net de Tanja Dexters est estimé à −200 000 €, après prise en compte de son endettement personnel. Pour l’ancienne Miss Belgique, le sujet financier dépasse largement les quelques mois passés sur OnlyFans. Son histoire est celle d’une personnalité célèbre depuis des décennies, rattrapée par les conséquences de ses activités commerciales.
Couronnée Miss Belgique en 1998, Tanja a ensuite travaillé dans le mannequinat, la présentation et le divertissement. Sa société Ladexters, créée en 2003, regroupait notamment ses prestations et ses activités dans la mode. La faillite prononcée en avril 2020 a constitué une rupture majeure dans ce parcours. Une carrière longue peut créer beaucoup de revenus sans laisser un patrimoine disponible au moment où les dettes deviennent exigibles.
Un lancement qui a fait beaucoup de bruit
Son expérience OnlyFans débute en 2023. La curiosité du public est immédiate : plus de 200 abonnés arrivent dès la première journée. En octobre 2025, elle revient dans Komen Eten sur 18 000 € encaissés en quatre semaines. Ce chiffre résume un démarrage particulièrement fort, porté par un nom que les téléspectateurs connaissaient déjà.
Elle explique également avoir arrêté en septembre 2023. Ce qu’elle souhaitait partager et ce qu’attendait une partie du public ne correspondaient pas. Son passage illustre le pouvoir commercial d’une célébrité installée, mais aussi la possibilité de fermer rapidement une activité lorsqu’elle ne correspond plus à ses choix. La visibilité télévisée reste un atout ; elle ne garantit pas l’envie de gérer un abonnement pendant des années.
Le vrai tournant financier vient de sa société
Dans son entretien d’octobre 2025 au Nieuwsblad, Tanja parle de revenus reversés à un curateur. Elle évoque aussi sa responsabilité personnelle pour environ 230 000 € de dettes. Elle explique avoir dépensé les recettes de son passage sur la plateforme pour son mariage, notamment une robe et des chaussures. Ces déclarations replacent les gains numériques dans une histoire financière beaucoup plus lourde.
L’intérêt de ce parcours tient à ce contraste très concret : une belle opération commerciale peut payer un événement de vie sans régler le passif d’une entreprise. Chez Tanja, la célébrité, les contrats et la trésorerie personnelle ne suivent donc pas la même courbe. Son ancienne couronne continue de lui ouvrir les portes des médias, tandis que ses dettes pèsent sur sa liberté financière. Son témoignage sur ses difficultés financières donne toute sa portée à ce retournement.
9. Veerle Peeters : 100 000 € et une passerelle vers la prévention

Veerle Peeters possède une fortune estimée à 100 000 €. La créatrice de Brecht s’est fait connaître par son activité numérique, mais aussi par sa manière d’en parler publiquement. Elle appartient à cette génération qui a dû expliquer un métier nouveau à son entourage, aux médias et à des partenaires issus d’univers très différents.
En janvier 2023, elle participe au débat flamand sur les revenus de la plateforme. Son message distingue les personnes déjà célèbres des nouveaux comptes : un démarrage ne produit pas automatiquement les sommes associées aux vedettes de téléréalité. Elle souligne aussi l’irrégularité de l’activité. Pour une indépendante, le temps passé à produire, publier et répondre fait partie du travail, même lorsqu’un mois apporte moins de recettes que le précédent.
Pourquoi la Mutualité chrétienne l’a choisie
En mars 2023, Veerle devient le visage d’Onlyfacts, le canal de la CM destiné à diffuser gratuitement des informations de santé. L’objectif porte notamment sur la contraception et les idées fausses qui circulent sur les réseaux. La VRT recueille sa réaction : elle se dit surprise, puis honorée de participer à ce projet. Son rôle consiste à présenter les messages d’une campagne et à rejoindre un public présent sur la plateforme.
Ce choix fait évoluer son image professionnelle. Une créatrice peut apporter un ton, une aisance face à la caméra et une compréhension des usages en ligne à une organisation qui souhaite sortir de ses canaux habituels. Pour Veerle, cette collaboration constitue un jalon médiatique distinct de ses abonnements : elle montre que son expérience peut servir à un projet destiné au grand public.
Une carrière qui repose sur la relation avec le public
En mars 2025, elle revient sur son parcours dans le podcast Krachtpraat. L’entretien aborde le jugement social, l’identité professionnelle et la possibilité de changer de direction. Ce prolongement compte autant pour comprendre son évolution que les chiffres d’audience : elle reste capable de faire entendre son expérience hors de son espace payant.
Son modèle économique repose sur une activité de taille humaine. Le travail de communication et la régularité des échanges y occupent une place centrale. Sa trajectoire montre surtout la valeur d’une compétence transférable : savoir parler à une communauté peut déboucher sur d’autres formats, sans que chaque apparition médiatique soit pour autant un gros contrat publicitaire.
8. Jamecia Baker : 100 000 € et une reconversion pensée pour son quotidien

La fortune de Jamecia Baker est estimée à 100 000 €. Connue des amateurs d’Ex on the Beach, elle a prolongé sa présence télévisée par une activité de créatrice. Son passage dans le documentaire OnlyFans: De Naakte Vlaamse Waarheid donne une dimension très concrète à cette reconversion : elle cherche à conserver une autonomie professionnelle et à organiser son travail autour de sa situation personnelle.
Lors de la présentation de la série en 2021, Jamecia travaille depuis environ six mois sur la plateforme et déclare figurer dans le top 3 % des créateurs. Le documentaire la montre au début d’un nouveau métier, avec ses choix, sa préparation et les réactions de ses proches. Cette exposition donne au public autre chose que le personnage aperçu dans une émission de téléréalité.
Deux cents abonnés et une activité à organiser
Dans le compte rendu publié par LINDA. en mars 2022, Jamecia parle d’environ 200 abonnés. Elle explique avoir auparavant tenu un salon de beauté et avoir changé d’activité après son diagnostic de sclérose en plaques. Elle dit vouloir gagner sa vie et pouvoir aider sa mère. Le projet économique a ainsi une finalité précise : conserver une marge de décision sur son travail et ses ressources.
Elle évoque également des pauses lorsque les sollicitations deviennent trop importantes. Cette organisation influe directement sur son rythme professionnel. Une présence numérique ne supprime ni le besoin de repos ni les contraintes du quotidien. Elle permet en revanche de préparer certaines publications, de choisir son calendrier et de répartir autrement les tâches.
La téléréalité ouvre la porte, le travail fait la suite
Le passage à la télévision donne une première reconnaissance. Pour transformer cette curiosité en activité durable, il faut ensuite proposer une présence suivie et entretenir la relation avec son public. C’est dans cette seconde étape que se situe l’essentiel du parcours de Jamecia : faire durer une activité après la diffusion de l’émission qui l’a révélée.
Son histoire se distingue aussi par les limites professionnelles qu’elle exprime dans le documentaire. Elle décrit ce qu’elle accepte de montrer et la manière dont elle souhaite travailler. Cette maîtrise du cadre constitue un élément central de son indépendance. Son succès ne se résume donc pas à une position dans un pourcentage : il tient à l’adaptation d’un métier à sa vie, à la continuité de son audience et à la capacité de dégager des ressources pour elle-même et ses proches.
7. Elise Van Vlaanderen : 150 000 € et une production qui dépasse OnlyFans

La fortune d’Elise Van Vlaanderen est estimée à 150 000 €. Son parcours est celui d’une productrice indépendante, avec plusieurs années de tournages, un catalogue et des canaux de diffusion successifs. La création de films constitue le cœur du métier ; la plateforme sur laquelle ils sont distribués peut changer.
Présentée dans la série Streamz de 2021, Elise travaille aussi bien derrière la caméra que devant. Le programme mentionne ses films et ses vlogs pour la télévision, ainsi que la diffusion de productions sur Telenet et Proximus. En 2024, un reportage du Nieuwsblad décrit environ sept années de travail dans la production, avec des tournages fréquents. Cette ancienneté distingue son parcours de celui d’un compte ouvert à l’occasion d’un moment de célébrité.
D’OnlyFans à Friends2Follow
Elise annonce sur son blog la suppression de son profil OnlyFans. Elle poursuit ensuite la diffusion de son travail sur Friends2Follow, ou F2F. Ses publications de décembre 2024 parlent de cette activité, et elle annonce en juin 2025 sa présence dans la finale de la catégorie Best Female Creator des F2F Awards.
Le changement de plateforme ne change donc pas entièrement son métier. Il modifie le canal de distribution, la relation avec les abonnés et la façon de rendre son catalogue accessible. Pour une productrice, disposer de plusieurs années de travail et d’une identité professionnelle reconnaissable facilite la continuité d’un projet lorsqu’un intermédiaire disparaît de l’équation.
Le catalogue et l’organisation des tournages
L’économie d’une production vidéo repose sur davantage que la publication finale. Elle implique la préparation, la coordination des participants, les prises de vue, le montage et le suivi de la diffusion. Ces étapes demandent du temps et des moyens, mais elles créent aussi un savoir-faire réutilisable d’un projet à l’autre.
Elise a publiquement insisté sur le respect des limites des personnes présentes sur ses tournages. Cette attention fait partie de l’organisation professionnelle, au même titre que la préparation technique. Son activité s’apparente ainsi à une petite structure de production : elle doit faire fonctionner un calendrier, un catalogue et des collaborations. La richesse de son parcours vient de cette continuité, bien plus que d’un simple compteur d’abonnés sur un site donné.
6. Zoé Coekaerts : environ 200 000 € entre mannequinat et comptabilité

Zoé Coekaerts affiche une fortune estimée à environ 200 000 €. Son point de départ est le mannequinat, avant même sa présence sur une plateforme payante. La pandémie ralentit ses contrats et l’amène à chercher une autre façon de travailler. Son profil figure parmi les dix participants de la série documentaire flamande lancée en octobre 2021.
La présentation du programme décrit une jeune professionnelle déjà habituée aux séances photo, active depuis six mois sur OnlyFans. Elle suit aussi des études de comptabilité. Cette double démarche donne tout son intérêt à son parcours : développer une activité visuelle tout en préparant des compétences qui pourront servir dans d’autres emplois ou dans la gestion de ses propres projets.
Une expérience photo qui change la façon de produire
Le mannequinat implique de travailler avec une équipe, de comprendre un brief, de respecter un calendrier et de sélectionner des images. Ces compétences peuvent accompagner le passage vers la création indépendante. La différence commerciale est importante : dans une mission classique, le client paie une prestation ; dans un modèle d’abonnement, la créatrice entretient une relation continue avec son propre public.
Cette évolution déplace aussi les responsabilités. Une séance réussie ne suffit plus à elle seule : il faut décider quand publier, préparer les prochains contenus et assurer le suivi administratif. Le parcours de Zoé réunit ainsi deux dimensions souvent séparées dans le récit de l’influence : l’image visible et l’organisation qui permet à l’activité de fonctionner.
Un projet qui laisse plusieurs portes ouvertes
Ses études occupent une place utile dans cette histoire. Elles rendent son parcours moins dépendant d’un seul métier, tout en répondant aux besoins pratiques d’une indépendante. Comprendre une facture, suivre ses recettes et anticiper les dépenses constitue une compétence professionnelle à part entière.
Zoé représente une forme de reconversion différente de celle des vedettes de téléréalité. Elle n’arrive pas uniquement avec un personnage connu à l’écran ; elle apporte un savoir-faire de modèle et construit sa visibilité au fil des projets. Sa fortune estimée reflète cette progression plus graduelle. Les activités de mannequinat et de création peuvent se compléter, avec des rythmes et des clients différents, tandis que la formation conserve toute son utilité pour la suite de sa carrière.
5. Lina Rosalina : 250 000 € et le choix de l’indépendance

Lina Rosalina possède une fortune estimée à 250 000 €. Également présentée dans la presse sous l’orthographe Lina Roselina, elle s’est tournée vers OnlyFans après avoir participé à des productions pour adultes. La presse flamande et le documentaire de Streamz ont fait connaître son passage des tournages à une activité indépendante.
La série Streamz de 2021 la présente parmi les personnes qui ont fait de la création numérique leur activité principale. En janvier 2023, elle explique au Nieuwsblad exercer comme indépendante, payer ses impôts et vivre de ce travail. Ce témoignage décrit une activité professionnelle installée, avec les mêmes enjeux de gestion que d’autres métiers indépendants : recettes, frais, temps de travail et continuité commerciale.
Passer des contrats à sa propre activité
Travailler sur une production et gérer son propre catalogue sont deux modèles différents. Dans le premier, une rémunération correspond à une participation précise. Dans le second, la créatrice prend davantage de décisions sur le calendrier, la diffusion et les relations commerciales. Le potentiel de revenus s’accompagne aussi d’une responsabilité plus large.
Pour Lina, le passage à une activité directe représente surtout un changement de position dans la chaîne de production. L’expérience acquise lors des premiers tournages peut servir à organiser son propre travail. Les compétences techniques, la préparation et la connaissance du public restent utiles, même lorsque la manière de vendre évolue.
Un métier qui se construit dans la durée
La création indépendante impose une continuité que ne montre pas toujours une apparition dans un documentaire. Préparer de nouveaux projets, gérer les périodes moins actives et conserver un cadre de travail demandent une organisation régulière. La relation avec le public devient elle aussi un élément du métier, avec du temps consacré au suivi et à la communication.
Ce parcours explique la place de Lina parmi les fortunes de créatrices de cette sélection : son activité a été décrite comme professionnelle et principale, plutôt que comme un simple supplément à une autre carrière. Elle illustre le déplacement économique observé dans une partie de l’audiovisuel, où des personnes autrefois rémunérées à la prestation développent leur propre distribution. La valeur se construit alors par l’accumulation de travail, la continuité du catalogue et la capacité à conserver des revenus après les charges de l’activité.
4. Megan Desaever : 250 000 € et une carrière devenue une série

Megan Desaever affiche une fortune personnelle estimée à 250 000 €. Révélée dans Temptation Island en 2018, la personnalité originaire d’Ostende a ensuite élargi sa présence dans la téléréalité et la création numérique. Elle fait partie des figures les plus médiatisées de ce secteur en Belgique.
En 2021, le documentaire de Streamz suit ses premiers pas sur OnlyFans. Elle veut pouvoir travailler avec son téléphone, voyager et mettre de l’argent de côté. Trois ans plus tard, elle devient le sujet de Megan: een bewogen jaar, une série centrée sur sa vie. Le changement est considérable : d’invitée dans un documentaire collectif, elle passe à une émission construite autour de sa propre personnalité.
De l’audience au récit de vie
Le programme met en scène ses séjours à Dubaï, ses retours à Ostende et ses relations familiales. Sa carrière numérique fournit donc aussi de la matière à sa présence télévisée. Cette circulation entre les écrans entretient sa notoriété : la télévision raconte la créatrice, tandis que les réseaux prolongent l’intérêt pour la personnalité de télévision.
En février 2025, RTL rapporte son installation en Angleterre auprès d’Oliver Richards, après leur mariage à Las Vegas. Megan explique alors que ses revenus de plateforme restent trop importants pour arrêter. Les lieux qu’elle fréquente appartiennent à son histoire médiatique ; son activité personnelle demeure centrée sur sa visibilité, ses publications et ses projets de divertissement.
Les revenus élevés et le tournant fiscal
Megan a parlé de mois dépassant 20 000 € sur OnlyFans. En novembre 2025, la couverture de son jugement apporte cependant une autre dimension financière. Le tribunal de Bruges la condamne à dix mois de prison avec sursis et à 24 000 € d’amende. Le Parisien rapporte également 65 000 € d’arriérés fiscaux et 36 000 € de confiscation, dans une affaire portant sur des revenus dissimulés en 2021 et 2022.
Cette étape modifie la lecture de sa réussite. Les sommes encaissées doivent aussi financer les dépenses personnelles, les charges de l’activité et les conséquences du dossier judiciaire. Sa carrière conserve un puissant moteur médiatique, mais sa fortune ne se confond pas avec le cumul des meilleurs mois annoncés. Le cas de Megan montre combien la gestion peut peser sur la trajectoire d’une personnalité capable, par ailleurs, de transformer son quotidien en plusieurs formats commerciaux.
3. Yana Daems : 300 000 € et le virage après le salon d’ongles

La fortune de Yana Daems est estimée à 300 000 €. Son histoire commence par une activité très concrète : un salon d’ongles. La fermeture imposée pendant le confinement l’amène à chercher une source de revenus complémentaire. Déjà connue grâce à Temptation Island, elle dispose d’une audience qui peut découvrir rapidement son nouveau projet.
La présentation du documentaire Streamz de 2021 indique qu’elle travaille alors depuis environ deux mois sur OnlyFans. Elle explique que les revenus lui ont permis de financer son appartement. Le logement occupe une place centrale dans son récit : ce supplément de revenu répond à un besoin personnel tangible, au-delà de la simple satisfaction de voir progresser un compte.
Une transition entre deux métiers de service
Le salon et la création numérique semblent éloignés, mais ils partagent des exigences : organiser son temps, comprendre les attentes des clients et entretenir une relation suivie. Le confinement supprime brutalement la possibilité de recevoir une clientèle physique. Une activité en ligne propose alors un autre cadre de travail, accessible malgré les restrictions.
L’exposition télévisée accélère le démarrage de Yana. Les personnes qui connaissent déjà sa personnalité n’ont pas besoin de la découvrir de zéro. Cette familiarité réduit la distance entre une apparition dans un programme et la création d’un projet personnel. Elle constitue un avantage au lancement, à condition de transformer ensuite la curiosité en relation durable.
Le logement comme objectif de sécurité
Dans le documentaire, Yana parle aussi du regard de son entourage et des réactions suscitées par sa présence médiatique. Ces dimensions ont une incidence sur la manière de vivre son métier, même si elles n’apparaissent jamais sur une facture. Son histoire associe donc une décision commerciale à une recherche d’autonomie : choisir son activité, payer son logement et décider de la place qu’occupe le public dans sa vie.
Ce parcours fait écho à celui de plusieurs créatrices françaises issues de la téléréalité, avec une différence de point de départ : chez Yana, la fermeture d’un commerce pendant la crise sanitaire joue un rôle décisif. Son succès s’inscrit dans cette adaptation professionnelle. La fortune estimée met en perspective plusieurs années de travail et une volonté de sécuriser son quotidien, plutôt qu’un événement spectaculaire isolé.
2. Pommeline Tillière : 400 000 € et le tatouage au centre du jeu

La fortune de Pommeline Tillière est estimée à 400 000 €. Révélée par Temptation Island en 2017, elle a construit une image immédiatement reconnaissable, puis développé son activité de tatoueuse. Le studio INKspired by Pommeline donne à son parcours une dimension artisanale et entrepreneuriale qui dépasse sa présence sur les réseaux.
Le lancement de son compte OnlyFans est annoncé en novembre 2022. Pommeline présente alors ce projet comme une activité commerciale qu’elle a longuement envisagée. Son expérience des séances photo et son public existant facilitent la transition. Elle conserve toutefois un autre métier, avec des rendez-vous, des prestations et une clientèle propre.
Sa réponse aux rumeurs de gros revenus
En février 2023, Pommeline réagit publiquement à l’idée qu’elle gagnerait 20 000 à 30 000 € par mois grâce à la plateforme. Elle dément ces montants et rappelle plusieurs dépenses : commission du site, frais de management et impôts. Elle précise surtout que le tatouage reste son activité principale et qu’elle ne consacre pas tout son temps aux plateformes en ligne.
Cette réponse donne un aperçu précieux de son organisation. Plusieurs activités peuvent se renforcer sans avoir le même poids dans le revenu final. La notoriété apporte de la visibilité au studio ; le travail artisanal constitue une activité distincte ; les contenus numériques occupent une autre partie du calendrier. Chaque métier demande du temps et présente ses propres charges.
Une entreprise liée à son nom
Le studio est présenté à Erpe-Mere, avec un fonctionnement sur rendez-vous et des artistes invités. L’identité visuelle de Pommeline sert de point d’entrée, mais la prestation de tatouage implique ensuite une relation directe, une préparation et un résultat durable pour le client. C’est ce travail qui donne une consistance commerciale à la marque personnelle.
Sa trajectoire illustre la différence entre avoir une audience et développer une activité autour d’elle. Un passage à la télévision attire l’attention ; une entreprise doit continuer à satisfaire des clients après la fin de la saison. Pommeline a fait de son style une signature utilisable dans plusieurs univers, sans abandonner son savoir-faire de tatoueuse.
Cette logique se retrouve dans les parcours d’influenceurs qui construisent des entreprises au-delà des réseaux. Dans son cas, l’activité physique apporte un ancrage particulier : un lieu, des rendez-vous et une clientèle qui ne se résument pas à des abonnements mensuels.
1. Luna Stevens : 600 000 € grâce à la mode, aux réseaux et à la musique

Luna Stevens arrive en tête avec une fortune estimée à 600 000 €. Son parcours associe une audience sociale importante, une marque de mode, des contenus numériques et une activité de DJ avec sa sœur Lenthe. Cette diversité lui donne plusieurs moyens de transformer sa notoriété en travail rémunéré.
Le premier tournant entrepreneurial est Moon by Luna. Le projet prend forme pendant le confinement et la boutique est lancée fin novembre 2020. Dans un entretien à Webhero en juillet 2021, Luna raconte avoir voulu cesser de promouvoir uniquement les marques des autres pour développer la sienne. Elle dispose alors de plus de 170 000 abonnés sur Instagram.
Une boutique née d’un problème très concret
Le lancement commercial réserve une surprise : les premiers stocks se vendent très vite. La difficulté à recommander certaines références conduit ensuite la marque à fonctionner par collections successives. Ce choix transforme une contrainte de fournisseur en rythme commercial, avec des lancements qui donnent rendez-vous aux clients.
Luna reçoit en 2021 deux distinctions Webhero, dont celle de jeune entrepreneure de l’année. L’intérêt de l’histoire ne tient pas seulement à la récompense : elle doit apprendre à gérer les quantités, les approvisionnements et l’écart entre son audience et sa clientèle. Les personnes qui regardent une publication ne sont pas toujours celles qui achètent un produit.
Dans un entretien au Belang van Limburg, elle raconte avoir trouvé une partie de ses partenaires professionnels parmi ses abonnés. Elle développe ensuite des collections de bain et, à la fin de 2021, parle à MenStyle d’une ligne de vêtements de fête. La marque élargit ainsi son univers progressivement, à partir d’un positionnement initial très identifiable.
Luna & Lenthe : une autre scène pour la même énergie
Luna commence aussi des cours de DJ en 2021. Avec sa sœur, elle forme ensuite Luna & Lenthe. Les biographies publiées par des festivals citent notamment Tomorrowland, Voodoo Village, Terra Solis à Dubaï et Mia Tulum. Le duo figure également dans la programmation officielle de Tomorrowland 2026.
La musique ajoute un métier qui repose sur la scène, les programmateurs et les prestations. La marque de vêtements, les réseaux et les contenus payants fonctionnent selon d’autres calendriers. L’ensemble donne à Luna un profil commercial plus varié que celui d’une créatrice concentrée sur un seul abonnement.
Son parcours présente des points communs avec certaines personnalités suisses de l’économie des créateurs : un marché national relativement petit peut servir de base à des activités qui circulent à l’étranger. Chez Luna, cette ouverture passe particulièrement par la musique et la présence dans plusieurs univers de mode et de divertissement.
Comment les créatrices belges transforment leur audience en revenus
Le démarrage et la fidélité ne produisent pas le même revenu
Un lancement attire les personnes curieuses d’un nouveau projet. Tanja Dexters l’a vécu avec son nom d’ancienne Miss ; Pommeline avec sa présence télévisée et sociale. Ensuite, l’activité change de rythme. Il faut continuer à préparer du contenu et conserver une relation avec le public, alors que l’effet de nouveauté diminue.
Le nombre d’abonnés à un instant donné raconte donc une étape commerciale. Une activité durable dépend aussi de sa continuité et du temps que la créatrice souhaite y consacrer. Jamecia parle de pauses, Pommeline de son autre métier, Elise de sa production. Ces choix dessinent des entreprises différentes, même lorsqu’elles utilisent au départ le même outil.
Commission, frais et bénéfice : ce qui reste après les recettes
Les conditions de la plateforme prévoient une commission de 20 % sur les paiements des fans hors TVA. Sur 100 € de recettes entrant dans cette base, 80 € reviennent donc à la créatrice avant ses propres frais et ses impôts. Le montage, le matériel, les déplacements ou un éventuel management peuvent ensuite peser sur le résultat.
Pommeline a directement évoqué ces postes de dépenses en répondant aux rumeurs. La question économique n’est pas seulement de vendre : elle consiste aussi à organiser une activité qui laisse suffisamment de marge après le travail nécessaire. Deux personnes ayant des recettes comparables peuvent conserver des sommes très différentes selon leurs coûts et leur mode de vie.
Les autres métiers donnent une trajectoire différente à la fortune
Le tatouage de Pommeline, la boutique de Luna et la production d’Elise apportent trois exemples distincts. Le premier repose sur des prestations physiques ; la deuxième sur des produits ; la troisième sur un catalogue audiovisuel. Leur point commun est de développer une activité qui possède son propre fonctionnement commercial.
Cette variété explique pourquoi les fortunes ne suivent pas mécaniquement les classements d’abonnés. Les revenus peuvent venir de plusieurs métiers, être réinvestis dans du stock ou du matériel, servir à payer un logement ou absorber des dettes. Les parcours de créatrices britanniques montrent eux aussi combien télévision, plateformes et entreprises personnelles peuvent s’entrecroiser.
La fiscalité accompagne l’activité professionnelle
En Belgique, les bénéfices et profits des indépendants font partie des revenus professionnels à déclarer. Le SPF Finances distingue les recettes des frais professionnels, lesquels doivent correspondre à l’activité et pouvoir être justifiés lorsqu’ils sont déclarés comme frais réels. Le prélèvement d’une commission par un site ne remplace pas cette déclaration.
Les situations de Megan et de Tanja montrent enfin deux mécanismes différents : un dossier fiscal lié à des revenus de plateforme pour l’une, un passif commercial et personnel pour l’autre. À l’opposé, les études de Zoé, le studio de Pommeline et les collections de Luna racontent la construction quotidienne d’une activité. C’est à travers ces choix très concrets que se jouent les fortunes belges de la création numérique.
À retenir
- Luna Stevens affiche une fortune estimée à 600 000 €, portée par la mode, l’influence et ses activités de DJ avec Lenthe.
- Pommeline Tillière conserve le tatouage au cœur de son activité ; elle a démenti gagner 20 000 à 30 000 € par mois sur OnlyFans.
- Elise Van Vlaanderen a poursuivi sa production sur F2F après OnlyFans ; Tanja Dexters a quitté OnlyFans en septembre 2023.
- Les fortunes personnelles racontent des trajectoires très différentes : entreprise diversifiée, épargne de créatrice ou endettement après une faillite.
Méthodologie éditoriale
Les estimations publiées par Lama Fortune s’appuient sur des sources publiques, des références médiatiques et des comparaisons sectorielles. Elles sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil financier.
Sources consultées
Questions fréquentes
Qui arrive en tête de ces fortunes de créatrices belges en 2026 ?
Luna Stevens arrive en tête avec une fortune estimée à 600 000 €, devant Pommeline Tillière à 400 000 € et Yana Daems à 300 000 €. Leurs activités dépassent les abonnements en ligne.
Combien Megan Desaever gagne-t-elle sur OnlyFans ?
Megan Desaever a évoqué des mois à plus de 20 000 €. Sa fortune personnelle est estimée à 250 000 € ; ses revenus de plateforme et les sommes liées à son jugement fiscal sont des éléments distincts.
Pommeline a-t-elle abandonné le tatouage pour OnlyFans ?
Non. Lorsqu’elle a répondu aux rumeurs sur ses revenus en février 2023, Pommeline a rappelé que le tatouage restait son activité principale. Elle développe aussi son image et ses contenus payants.
Tanja Dexters est-elle encore sur OnlyFans ?
Tanja Dexters a expliqué avoir quitté la plateforme en septembre 2023. Son passage lui a notamment rapporté 18 000 € en quatre semaines, une expérience sur laquelle elle est revenue à la télévision en 2025.
Elise Van Vlaanderen utilise-t-elle toujours OnlyFans ?
Elise a annoncé la suppression de son compte OnlyFans, puis a poursuivi son activité sur Friends2Follow, ou F2F. Sa production indépendante et ses apparitions documentaires restent au cœur de son parcours.
Les revenus OnlyFans sont-ils imposables en Belgique ?
Oui. Les bénéfices et profits professionnels doivent être déclarés. La commission retenue par la plateforme est distincte des obligations fiscales du créateur.
